1.05.2005

maladies

il y a des gens qui sont comme des maladies
persistantes
s'insinuent dans l'heure sournoise
rendent le sommeil inquiet
leurs symptômes comme éclaboussures
putrides paroles impures
acharnement dans le malheur

il y a des gens à l'haleine tellement toxique
qu'on croirait que le sort du monde
dépend de leur propension au désir

il y a des gens bronchiaux grippes chroniques
qui rendent ternes les teints les plus roses
qui rendent rauques les voix les plus tendres
font vieillir avant l'aube

il y a des gens qui sentent la mort crue
s'infiltrent dans les coins de chair tendre
pour mieux se nourrir du désespoir
se gaver des restes pourris
d'amours cadavériques

ces parasites
vivent mieux dans l'humeur fétide
les marais de mélancolie
anciennes croyances
et autres paranoïas

que dans la clarté de l'horizon neuf