2.06.2005

jours de glaise (quand il pleut, le tu reste au sec)

le matin se lève en colère
dans un ciel barbouillé
sur lequel
j'ai effacé ton nom

il pleut des mots acides
le long des joues
de longs couteaux
coulent
des cieux
tentent de se frayer un chemin
obus liquides
dans l'innocence
aux lames oblongues
à deux tranchants
glissent
entre mes cuisses
entre mes aubes
et mes éternités