3.12.2005

comme ma pudeur tarde

la lumière qu'elle porte en elle
sous ses étoffes de sang
ses velours suintant l'oubli
ses longues lunes
hautes perchées
dans l'inaccessible

désir fou
de laisser s'infiltrer la soif
entre mes plis serrés
de fleur close
d'elle-même ses beautés
imploses

noire presque rouge
une longue torpeur épineuse
tarde
à s'ouvrir