3.05.2005

poussière

tissé l'intérieur d'une coquille
en dentelles éphémères
qui s'effritent
en filaments de souffle
accrochés à l'épaisseur des murs
comme toiles abandonnées

tissé l'abandon
avec nonchalance
sans conviction

une poussière blanche couvre les cloisons de la coquille



la nuit est emplie de douceur
tant que l'air manque
elle a la texture tendre et maléable
de ce qui meurt
qui s'éloigne
en odeurs douceâtres


trop de fils
accrochés à la poussière
trop de nuits
sans air

une inspiration
seule
la ferait renaître
se gonfler légère
pour emplir de blancheur
ce qui meurt
ferait
s'écrouler les murs