5.17.2005

le béton devient moi

intouchable comme le feu
fugace
imprenable
médusante
tempête de métal
lumineuse
pupille brûlante
extatique transe
même la nuit ne peut rien
contre mon terrifiant déhanchement
lumineux
je consume la mort
rebelle
fais fondre l’insoumis
le béton les heures la glace les cœurs
en d’innombrable danses
spectacle de puissance
que personne n’ose toucher
toujours nouvelle
immatérielle
je suis
source de vie
de mort
et de vie

ma brûlure est ma liberté
elle s’inscrit avec douleur
sans hésiter