6.26.2005

résistance - por martinete

il y a la main qui haute
empoigne le vide
et le maintient dans l'instant

la souffrance est partout et surtout
dans l'absence

il y a l'enclume
qui reçoit les coups
le son comme une lumière
métallique dans l'oeil
cloue le cri
rompt le geste
sec comme la cendre

la voix perce un trou
pénible dans la dense
sueur devenue suif
de ceux qui sont passés ici
qui ont durci

ici la terre n'a pas de couleur
elle est soif

y a-t-il
des fleurs noires
andalouses
qui y poussent