6.29.2005

résistance – por siguiriya

l’homme est debout dans la plaine poussiéreuse
vertical
fil de fer
immobile
la route
qui l’a mené là
le gruge maintenant

cinq cloches sonnent douze coups
cinq cloches enclumes de dieu
brisent
l’homme

ses yeux vitrail craqué
poussière de verre
pastels secs

sa pupille se désagrège

il reste debout
dans la plaine poussiéreuse

son cri rocailleux
perce l’air jauni
lourdement ses épaules
contrent le ciel

que reste-t-il
que hauteur
seul rêve de l’homme
monter
toucher la pointe du ciel
est mourir
assez
pour ne pas arriver
à voiler le zénith

l’homme lève le poing
dans le ciel poussiéreux