8.08.2005

aube

la fatigue tisse des toiles le long de tes aubes
sur lesquels dansent de petites araignées translucides
le bout de tes doigts
dessine la fin du monde
dans la lumière naissante
le calme est partout et tu aimes, tu le sais maintenant
comme une naufragée qui arrive en elle-même en plein jour