10.16.2005

le soir est d’ocre et de craie
il n’y a personne
en cette maison
les murs ne tiennent plus
ni les promesses


je cherche l’ivresse
dans des gestes quotidiens
déplacer une chaise ouvrir une porte
me rappelle ton nom

le chat s’est endormi
au bord du précipice
la nuit tangue
je reste debout au milieu de quoi
les souvenirs trop nombreux
alourdissent l’air comme une fumée
qui jamais ne se dissipe

le soir a la couleur de la pluie
dans le salon rouge et glacial
rien ne dure plus
que le silence